Quand Gilles Deleuze a écrit son ouvrage sur le peintre britannique Francis Bacon, il l'a intitulé, "Francis Bacon : logique de la sensation". Un peintre "sensationnel" et "violent" en effet. Une peinture exacerbée où la couleur décrit la monstruosité, où le pinceau déforme avec lucidité. Humanité convulsive et brutale. Vitalité destructrice pour ne pas dire déconstruction vitale. Francis Bacon est un maître. Un artiste intransigeant, provocateur et secret. Ses tryptiques sont une religion sublime et dépravée. Magnifiquement douloureux.